Qui sommes-nous

Le système de santé en danger..." Les Infirmiers-Anesthésistes (IADE) sont avant tout des infirmiers confirmés qui ont tous exercé plusieurs années, généralement dans des services de réanimation et d’urgence, avant de pouvoir présenter un concours difficile, leur ouvrant la voie à deux années de formation en anesthésie, débouchant sur un diplôme d’état. C’est la spécialisation la plus longue de la filière infirmière. ...
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Que voulons-nous?

La reconnaissance de notre profession au grade Master est fondamentale pour pouvoir prétendre à la revalorisation que nous méritons et que nous avons déjà plusieurs fois sollicité, à savoir 100 points INM par rapport à la grille infirmière. Cette obtention du grade Master passe par la validation de pratiques dites avancées. Des négociations sont en cours au ministère, différentes pistes sont examinées, mais il est fondamental que notre pratique quotidienne réelle de l’anesthésie soit reconnue officiellement, ce qui n’est pas le cas actuellement. En effet, la plupart des syndicats d’Anesthésistes-Réanimateurs font obstacle à cette reconnaissance, essentiellement par crainte d’une dévalorisation des actes anesthésiques. Si le terrain a depuis longtemps validé notre compétence, la reconnaissance officielle de ces pratiques, fondamentale pour notre avenir, pose donc plus de problèmes. ...
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Pourquoi?

L’intégration de la filière infirmière dans le système universitaire (License, Master, Doctorat), dans le cadre de l’uniformisation européen de l’enseignement supérieur, impose de profondes modifications de ces formations. Dans le cadre d’un protocole d’accord signé entre le ministère de la santé et un seul syndicat, et d’un projet de loi actuellement en cours de discussion au Parlement, plusieurs éléments dévalorisent outrageusement notre profession. Le passage en catégorie A de la fonction publique des infirmiers, avec la reconnaissance d’un grade de licence pour les IDE, s’accompagne de la perte pour toute la filière de la reconnaissance de la pénibilité de notre métier (passage d’une catégorie dite ‘active’ à une catégorie ‘sédentaire’) et de la possibilité de partir à la retraite à 55 ans. Or, les Infirmiers-Anesthésistes étant déjà en catégorie A active, nous perdons cette reconnaissance sans contrepartie statutaire. ...
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quotesNotre Hôpital est en deuil, tous les infirmiers sont en deuil.
Notre ami Norbert s’en est allé dans un pays où il n’y a plus de risques où il ne sera pas sur tous les fronts pour apporter ses soins sans penser au danger... mais qui sait ?
Norbert Atlan était un personnage, un homme à part, il a commencé sa mission sur terre au plus bas de l’échelle et a gravi les échelons jusqu'à devenir IADE. Il a travaillé dans tous les services, en réanimation, les grands brûlés aussi en passant par des blocs hyper spécialisés. Il était compétent pour tous les cas de figure, il excellait en tout. C’était un "ancien" mais était au fait des dernières technologies en anesthésie et expert en ALR … trop peut-être.
IADE ultra autonome, incontournable au bloc et au SAMU. Il était un des piliers de la sécurité civile, il a aussi effectué diverses missions outre-mer et se trouvait auprès de ceux qui ont souffert lors du tremblement de terre en Haïti.
Ce bourreau de travail qui ne regardait pas ses heures était marié avec son job !
Papa de deux jolies filles, il allait être grand père pour la seconde fois… et faisait des projets encore la veille de sa disparition soudaine.
Tous ceux qui l’ont approché ne pouvaient que l’aimer et l’apprécier même si parfois il savait être cinglant quand il défendait ses convictions d’humaniste becs et ongles, il menait des combats au quotidien pour tenter d’améliorer le travail des infirmiers et leur reconnaissance à tous les niveaux ; Il a été responsable de l'ordre infirmier au niveau régional.
Oui l’hôpital de Bastia est en deuil comme l’ont fait comprendre le directeur M. Hue, Mme Vesperini et M. Tardi, le Dr Luciardi chef de bloc, les médecins, le plateau technique, les urgences, la réa, le Samu, les infirmiers, les infirmiers spécialisés et tous ses amis, ses nombreux amis dont j’avais l’honneur, le bonheur de faire partie.
Oui ce colosse au grand cœur laissera un vide irremplaçable.
Adieu Norbert, mon Mentor, mon frère, tu seras toujours à nos côtés.
Franck Barthélémy
Nous voulons aussi remercier toutes les personnes qui nous ont envoyés des messages d’amitié et de condoléances, nos collègues IADE d’Ajaccio, et de la France entière par le biais du site laryngo.com, le site national des IADE, des témoignages de sympathie que nous avons transmis à ses deux filles.quotes

Repères

La France compte environ 7 500 infirmiers anesthésistes. Pour accéder à la profession, ils suivent 5 ans d'études : 3 en formation initiale pour le diplôme d'Etat puis, après 2 années d'exercice du métier, 2 nouvelles années de formation. Ils demandent à être reconnus à bac +5 avec revalorisation salariale à la clé. Ils veulent aussi garder l'exclusivité d'exercice et ils s'estiment lésés par le protocole Bachelot de février 2010 qui permet un accès au métier sans passage par l'école d'anesthésie..Savoir plus.

Qu'en pensez-vous ?

Aujourd’hui un infirmier anesthésiste est rémunéré sur la base de 1700€ net /mois. Dimanche et jours fériés compris.